FR EN CH ES
Diapo1
Achetez les 100 Notions

Connexion

Login (mail) :
Mot de passe :
Mot de passe perdu ?

Evénements

Consulter les dernières contributions...

Notion : Intelligence collective

Point de vue

Par, Rocio van Dam Etudiant - UniParis8

Il existe de nombreuses formes d'intelligence collective. Loin d'être un phénomène nouveau, on la retrouve à la fois dans les sociétés humaines et animales. Toute organisation collective suppose une intelligence et à la fois l'intelligence n'existe pas sans le collectif. L'intelligence collective suppose une mise en commun des connaissances, une ouverture, un meilleur accès au savoir et une démocratisation des idées. Toute forme de collaboration menant à une amélioration globale de la société peut être considéré comme de l'intelligence collective. Ce n'est pas le cas, par exemple, des régimes politiques autoritaires. Bien qu'ils soient construits grâce à des alliances, ils ne génèrent pas d'impacts positifs sur la totalité de la société, mais uniquement sur une portion minoritaire. L’un des enjeux aujourd'hui est de réussir à cerner la multitude de formes que l’intelligence collective peut prendre, car elles sont diverses et variées. Les réseaux sociaux peuvent par exemple être considérés comme une forme d’intelligence collective, qu’ils soient à portée culturelle (IMDB, SensCritique, etc.) professionnelle (Viadéo, Linkedin) ou dans la sphère privée (Facebook, Twitter). En effet, lorsque ces médiums sont utilisés dans la finalité de partager des connaissances et de mettre en commun les idées, nous pouvons très bien les inclure dans la notion. C'est le cas aussi des plateformes d'apprentissage, des forums, des sites contributifs, des réseaux sociaux d'entreprise, des associations culturelles ou solidaires. Le point en commun est toujours le même : favoriser le partage, démocratiser le savoir. Dans ce travail, nous nous proposons d'étudier quel est le potentiel des nouvelles technologies pour contribuer à une planète plus consciente, plus instruite, plus égalitaire.

Consulter la notion ->

Notion : Intelligence collective

Intelligence collective - Partage de connaissances

Par, Rocio van Dam Etudiant - UniParis8

Pour concevoir notre projet, nous nous sommes proposés de "revenir" à cette forme première d'intelligence collective, où le partage s'effectue à travers la rencontre physique entre individus. Nous avons repris l'idée du troc, qui implique un échange entre deux personnes avec un bénéfice équitable pour toutes les deux. Nous avons éliminé l'échange d'éléments matériels (bien que cela soit intéressant car la dimension monétaire disparait) pour nous concentrer sur la possibilité de troquer des connaissances. Le web, medium/support, serait le véhicule de ces échanges. Comme l'explique van Eersel, "muter vers une intelligence collective globale, qui retrouve les qualités de l’intelligence originelle, tout en les intégrant au « village planétaire » du cyberespace". Comme nous avons tenté de le montrer dans cet article, échanger des connaissances dans le web n'est pas une nouveauté. De nombreuses plateformes (dont la plus connue est Wikipédia) sont basées sur des contributions individuelles pour enrichir des savoirs accessibles à tous. Cependant, tous ces projets impliquent une appropriation du savoir de forme individuelle, à travers le monde virtuel d'internet. La dimension que nous avons voulu mettre en avant dans ce projet, c'est celle de l'appropriation du savoir grâce aux rencontres personnelles. Au lieu de lire un article chez soi ou regarder un tutoriel, on propose de faire des rencontres avec quelqu'un d'autre qui connaisse très bien un sujet et qui pourrait nous l'expliquer personnellement. Néanmoins, ce ne serait pas la modalité des cours traditionnels où l'élève paye une somme d'argent à un professeur. Dans le troc des connaissances, on ne retrouve pas l'intermédiaire de l'argent, qui est souvent la restriction plus habituelle pour accéder à un enseignement. Au contraire, celui qui apprend devient par la suite un apprenant. La plateforme web est donc un facilitateur pour que deux personnes (qui peut-être habitent dans la même ville et ne se connaissent pas) prennent contact pour échanger des cours. L'argent, qui est une contrainte importante pour accéder à la connaissance, est exclu de l'équation. Si certaines personnes ont une idée claire de ce qu'elles veulent apprendre, possiblement ce n'est pas le cas pour tout le monde. Souvent on peut sentir une envie de commencer des cours "de quelque chose" mais on ne sait pas vraiment ce qui pourrait nous intéresser. Dans ce sens, la plateforme web que nous proposons pourrait aussi être un moyen pour allumer la curiosité et pour montrer d'une façon rapide, claire et organisée l'offre de savoirs qui se déploient dans nos entourages. C'est une plateforme qui permettrait aussi aux usagers de se poser la question: "Que pourrais-je apprendre aux autres ?" et de mettre en valeur leurs savoirs personnels. Au niveau des publics, le but serait d'avoir la plus large participation possible. Si nous trouvons déjà l'idée de "démocratisation du savoir" dans des plateformes comme Wikipédia, notre projet invite à élargir encore plus les publics concernés. Nous voulons inclure dans la catégorie de savoir d'autres connaissances qui ne sont peut-être pas faciles à "mettre en papier ou en images" dans des tutoriels ou dans des articles. Nous considérons que la rencontre personnelle est toujours utile lorsque nous avons des problématiques concrètes et que nous avons besoin d'une aide adaptée à nos besoins. Dans notre perspective, l'intelligence collective n'est pas uniquement liée à des savoirs "savants ou universitaires" mais elle est tout aussi présente lorsque nous apprenons des activités manuelles, des techniques traditionnelles peu connues, des exercices avec notre corps, etc. Dans notre projet, nous retrouvons les trois mots-clés qu'on a mis en avant au début: le savoir collectif, la construction dynamique et l'action sociale et solidaire. Le savoir collectif est le but : grâce aux partages et aux échanges, les êtres humains enrichissent leurs idées et ont plus d'outils pour faire des contributions à la société dont ils font partie. La construction dynamique renvoie au mode de construction de ce savoir. La plateforme web est un medium permettant de trouver facilement et très vite des personnes et la communication avec les autres usagers est instantanée. La construction du savoir devient plus fluide et dynamique aussi lorsqu'il n'y a pas de contraintes monétaires. Enfin, la finalité ultime de ce projet est de proposer aux personnes d'échanger leurs temps et leurs connaissances, de s'entraider en contribuant à créer un système social basé sur le partage.

Consulter la notion ->

Direction scientifique :
Ghislaine AZÉMARD
Professeur des universités en SIC
Centre Möbius International
Copyright CMI, 17 rue de Lancry 75010 Paris
Avec le concours du : Programme LEDEN